Impressions nantaises :

“Ce voyage nous a offert une occasion rare d’appréhender de façon très concrète différents leviers d’une action publique, au niveau d’une ville, en faveur de la culture et de la création. Des rencontres riches ont jalonné notre parcours nantais, avec Jean Louis Jossic, Gérard Pardessus et son équipe qui nous a fait partager la réalité de la Direction Générale à la Culture de la ville de Nantes, son mode de fonctionnement et permis ainsi de mieux cerner l’organisation mise en place.

Je garde de ce voyage des impressions mêlées, d’enthousiasme communicatif de toute l’équipe nantaise qui nous a accueillis, d’une évidente générosité créative à l’égard des publics et de la population, d’une énergie et d’une forme de simplicité aussi. La culture n’est pas là ostentatoire et prétentieuse, elle est ouverte, tournée vers les autres, à l’image de la Compagnie Royal De luxe. Elle est pleine d’une imagination mâtinée d’un petit grain de folie, transformant le quotidien et l’espace public, tout comme « le grand éléphant », symbole des « machines de l’Ile » croisé aux alentours de la Fabrique ou comme ces œuvres d’art qui bordent les rives de la Loire, témoignages du premier « Voyage à Nantes ».

Le sujet de la réhabilitation de l’Ile de Nantes et le choix d’un levier urbain pour insuffler une énergie sociale, culturelle et économique, à un lieu témoin historique de la typicité industrielle la ville de Nantes m’a beaucoup intéressée. L’idée de créer un lieu des possibles et sa traduction, matérialisée par la mise en place des trois Fabriques, est à remarquer. C’est l’exemple d’une mobilisation de structures et d’acteurs culturels (de tailles et d’activités différentes autour de la musique) et d’une collectivité territoriale pour investir les lieux et les faire vivre tout en tentant de maintenir chacun sur un même plan d’égalité. La Fabrique visitée suscite une impression de coopération et de mutualisation des espaces (comme les salles de concerts) au profit de la création.

Nantes donne la sensation d’être un territoire où l’on tente des expériences artistiques, explore, crée des passerelles entre les disciplines (comme dans le Lieu Unique).

Pourtant, pour compléter le tableau nantais, d’autres points de vue, moins officiels, éventuellement critiques à l’égard de l’action collective menée, auraient été intéressants. Nous étions nous-mêmes, étudiants de l’EAC, cibles (consentantes) du marketing territorial de la ville de Nantes.

Reste l’envie d’y retourner pour un grand week-end d’été, pour le prochain « Voyage à Nantes » annoncé.”

Marie-Laure Grangette


Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s